URUGUAY
Sortir de la zone de confort et se jeter dans l’aventure.
J’ai découvert l’Uruguay à NEW YORK , auprès de mon amie la danseuse uruguayenne Teresa Trujillo lors de mes études à la Graham School, puis à PARIS avec le danseur RIcharth Sosa et les exilés politiques d’Amérique du sud. C’était, dans les années quatre-vingt pour la petite européenne que j’étais, un rêve exotique, puis une réalité douloureuse avec la dictature contre laquelle nous militions… de loin.
Après mon long séjour en Guyane, je fus happée par une nouvelle fascination pour le Tango rioplatense, et encouragés par mon amie Teresa, nous décidâmes très vite, avec mon mari, de quitter CAYENNE pour partir vers ce pays tant rêvé et y étudier le Tango. Traversant une grande partie du continent sud américain nous avons parcouru 8000 km à bord de notre fidèle Toyota, avec deux valises et Mambo, notre chien.
Installée à MONTEVIDEO, je travaille intensément avec mon maître Omar Correa, tout en m’initiant, non sans surprises, aux codes secrets et machistes de la Milonga .
Mais la Danse contemporaine me rattrape très vite, à travers des contrats que je devais honorer avec ma Compagnie de Danse d’Amazonie. Par chance soutenue efficacement par L’Alliance Française nous pûmes présenter le spectacle Fanm Djok au Théâtre National S.O.D.R.E (sala Nelly Goitino).
La perspective d’une nouvelle tournée en Amazonie me donne l’idée d’intégrer l’Uruguay a la Compagnie, en tant que quatrième pays frontalier. Malgré les dissuasions appuyées des professionnels locaux, j’auditionne et monte très rapidement cette compagnie avec six danseurs sélectionnés. Ma bonne étoile m’a suivie car j’ai découvert des danseurs compétents, enthousiastes et solidaires comme je l’avais rarement connu. Selon leur désir, je reprends avec ardeur mes cours de danse contemporaine, dans notre nouvelle maison datant de… 1913, prête à accueillir danseurs, artistes, amis et plus… L’atmosphère chaleureuse, familiale presque, qui nous entoure finit par nous convaincre de nous installer définitivement.
J’ai trouvé ici mon nouveau lieu de vie et de création, enchaînant avec cette compagnie des spectacles chaque année (voir fiche technique) depuis dix ans, organisant cours et ateliers de création pour échanger et ouvrir la danse à d’autres arts (musique, théâtre, peinture, littérature, gastronomie) non seulement en Uruguay mais avec les pays frontaliers (Brésil et Argentine).
Et nous voilà en 2021, en pleine épidémie de covid 19, avec une création: Cuerpos en Disidencia (Danse et Peinture ) en” stand by”, attendant que la situation se débloque…
___________
Español
Salir de la zona de confort para lanzarse a la aventura.
Descubrí el Uruguay en NUEVA YORK con mi amiga, la bailarina Teresa Trujillo, durante mis estudios en La Graham School, y después en PARÍS con el bailarín Richarth Sosa, y los exilados políticos sudamericanos. Eran los años ochenta, y para la pequeña europea que yo era, parecía un sueño exotico, pero después se volvió una triste realidad con la dictadura contra la cual luchábamos… de lejos.
Después de mi larga estadía en Guyana francesa, fui atrapada por una nueva fascinación: el Tango rioplatense, y motivada por mi amiga Teresa, decidimos muy rápidamente con mi marido dejar CAYENNE rumbo a este país tan soñado, para estudiar el Tango, atravesando una gran parte del continente sudamericano. Recorrimos 8000 kms, a bordo de nuestra fiel “Toyota”, con solo dos maletas y Mambo, nuestro cachorro!
Instalada en MONTEVIDEO, trabajé intensamente con mi maestro Omar Correa, iniciandome, no sin sorpresas, en los códigos secretos y machistas de la “Milonga”.
Pero volví a la Danza Contemporánea rápidamente, por contratos que debía cumplir con mi Compañía de Danza de Amazonia. Vino la suerte y con el apoyo de l’Alliance Française pudimos presentar Famn Djok, en el Teatro Nacional S.O.D.R.E (Sala Nelly Goitino).
La perspectiva de una nueva gira en Amazonia me da la idea de integrar el Uruguay a la Compañía, como cuarto país fronterizo. A pesar de las críticas fulminantes de algunos profesionales locales, organicé audiciones y pude montar rápidamente una compañía con seis bailarines seleccionados. Mi buena estrella seguía, pues descubrí bailarines talentosos, entusiasmados y solidarios, como raras veces había visto. Según sus deseos retomo con ardor mis clases de danza contemporánea en nuestra “nueva casa”, ¡originalmente construida en 1913! Remodelada y pronta para recibir bailarines, artistas, amigos y más, el ambiente cariñoso, casi familiar termina por convencernos para quedarnos definitivamente.
Encontré allí, mi nuevo lugar de vida y de creación, presentando cada año un nuevo espectáculo con esta compañía, durante doce años, (ver ficha técnica), organizando clases y talleres de creación para intercambiar y abrir la Danza a otras artes (Música, Teatro, Pintura, Literatura, Gastronomía), no solamente en Uruguay, sino también en los países vecinos (Brasil y Argentina).
Ahora estamos aquí, en medio de la pandemia del covid 19, con la creación Cuerpos en Disidencia (Danse et Peinture), en” stand by”, esperando que se desbloquee la situación.