FRANCE

Je suis née à Bordeaux, au milieu des vignes, dans une famille d’enseignants et d’artistes (grand père: chef d’orchestre). Dès l’âge de deux ans, je valse en mesure sur la table familiale. Encouragée par mes parents, prenant quelques cours, je développe précocement ma vocation, en improvisant et en composant, enfant, des chorégraphies, pour les fêtes de fin d’année de notre école, avec toute leur confiance.

ZAIRE

Durant l’année 1974, je fus invitée par le gouvernement du Zaïre, dans le cadre du Ministère français de la Cooperation, pour monter le Ballet National du Zaïre (80 danseurs et 40 musiciens): ce fut une belle aventure qui commença très bien avec une équipe engagée de cinq personnes; l’objectif était de former une Compagnie avec un spectacle contemporain, qui prenait le fleuve Congo comme véhicule culturel des différentes ethnies qui vivent sur ses berges, ceci sous forme de Danse Théâtre. Pour le présenter aux Festival International de Lagos.

 

COSTA RICA

Mes Premiers contacts avec la Costa Rica, naquirent à travers mon amitié avec Mireya Barbosa, alors que nous dansions ensembles dans la Compagnie de Sara Pardo ; elle prenait, en outre mes cours à l’Université de Paris V, et lorsqu’elle retourna dans son pays, elle m’invita à San José à donner des Masters Classes et à monter une chorégraphie pour la Compania nacional de danza de Costa Rica , dont elle devint la Codirectrice.

 

GUYANE

J’ai découvert la Guyane à l’occasion d’une invitation du Ministère de la Jeunesse et des Sports pour donner un stage de Danse Contemporaine à Cayenne . En outre j’avais , pour m’y accueillir , ma soeur, et c’est la bas que j’ai rencontré mon deuxième mari, j’y ai donc tissé des liens affectifs. je dois reconnaître que la Guyane m’a ouvert ses bras et que j’ai été très choyée et chanceuse : peut être ai je provoqué cette chance ?

VENEZUELA

En Janvier 98, après quelques échanges, avec Nora Uguet directrice de Coreoarte (Ecole d’Art de Caracas) nous fûmes invitées, ma compagnie GDC et trois musiciens de L’ENMD, a participer al “Primer Encuentro Caribeño de Danzas” a CORO ( ancienne capitale du Venezuela), pendant une semaine, avec des colloques, des ateliers et des spectacles dans toute la partie coloniale de la ville. Beaucoup d’échanges et de rencontres ou je retrouvais avec bonheur, Marlène et sa compagnie parmi les nombreux pays représentés. Nous présentâmes surtout des créations d’inspiration traditionnelle: (Belia, Lerole, Casse Cô, etc).

SURINAME

C’est à travers mon amitié et mon travail avec Marlène Li a Ling que je pus découvrir le Suriname et développer des Échanges Artistiques Transfrontaliers : c’est un pays frère qui ressemble beaucoup à la Guyane, pour l’environnement, mais qui est très différent, culturellement (populations indonésiennes , hindous etc..) et politiquement (ancienne colonie hollandaise, indépendante depuis 1975), Marlène est une danseuse et pédagogue étonnante,, de père chinois et mère indienne , (mélange typique de la population de son pays,) douée d’une vitalité impressionnante. Notre rencontre coïncida avec mon arrivée en Guyane, pour le ”Festival du plateau des 3 Guyanes” en 1987, où nous présentions chacune nos compagnies.

COMPAGNIE DE DANSE 

D’ AMAZONIE

La Compagnie de Danse d’Amazonie est née de mon travail de coopération impulsé en 2002, en GUYANE FRANÇAISE par le GDC (Groupe de Danse Contemporaine) avec le BRÉSIL (IAP et les Ballets de Jaime Amaral) puis avec le SURINAME (BMC de Marlène Li a Ling) et plus tard avec l’URUGUAY où je réside actuellement (Cia A.Maucouvert). À travers des ateliers, des classes, des conférences, des expositions photos et des spectacles de danse, la compagnie avait pour objectif d’établir des liens culturels entre les pays pour développer l’identité régionale, la sensibilité artistique, la solidarité et l’émancipation de la Danse Contemporaine.

BRASIL

MES SÉJOURS ET ÉCHANGES ARTISTIQUES
Le BRÉSIL est un continent, j’y ai travaillé dans trois régions très différentes, le Nordeste, le Nord et le Sud, selon trois étapes de ma vie, tout en  établissant des liens permanents entre eux. A PARIS, à travers la multitude d’étudiantes étrangères qui fréquentaient mes cours à l’Université, j’avais parfois des invitations pour aller donner des stages ou des Masters classes dans leurs pays. C’est ainsi que je fus invitée à RIO DE JANEIRO par Violeta Cheniaux, puis par Nelma Guerra, qui avait une Académie et une Compagnie de Danse à RECIFE: devant l’enthousiasme des danseurs brésiliens, mon premier séjour se renouvela plusieurs fois pour enseigner, monter les chorégraphies de mon répertoire, mais aussi une création: Pour Desdemone (version feministe d’Othello de William Shakespeare) spécialement conçue pour la Compagnie de Recife.

URUGUAY

Sortir de la zone de confort et se jeter dans l’aventure. J’ai découvert l’Uruguay à NEW YORK , auprès de mon amie la danseuse uruguayenne Teresa Trujillo lors de mes études à la Graham School, puis à PARIS avec le danseur RIcharth Sosa et les exilés politiques d’Amérique du sud. C’était, dans les années quatre-vingt pour la petite européenne que j’étais, un rêve exotique, puis une réalité douloureuse avec la dictature contre laquelle nous militions… de loin.